5 idées reçues sur les communautés B2B

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Quand on parle de communautés d’études, on imagine souvent une communauté composée de clients consommateurs du grand public (B2C). Cependant, les communautés d’études réunissant des professionnels ou entreprises (B2B) se développent à grande vitesse, y compris les communautés d’études internes aux entreprises. Moins connues, elles font souvent l’objet de plusieurs idées reçues dont je vous propose ici quelques exemples….et contre-exemples !

« Les professionnels sont des personnes à part »

Cet  article du site e-marketing résume bien le fait qu’il faut considérer le professionnel comme «  un individu à part entière, un être doué de sentiments, touché par des émotions, sensible à des arguments qui dépassent les besoins rationnels » et qu’il est important de s’adresser à lui par l’émotion. La communauté d’étude va permettre d’établir un dialogue plus informel entre la marque et les professionnels mais également entre les professionnels entre eux. Le fait de partager les mêmes préoccupations va susciter certaines émotions et  abolir la frontière entre le privé et professionnel.

Frontière qui est justement très marquée sur internet et les réseaux sociaux puisque beaucoup pensent que…

« Les réseaux sociaux sont utilisés pour la vie privée et non professionnelle »

Or, 91% des sociétés B2B sont présentes sur LinkedIn et plus de 80% possèdent des comptes Twitter et Facebook (Source : Digimind). Cela est également valable pour les professionnels qui sont présents sur internet et les réseaux sociaux. Récemment, nous avons animé une communauté d’auto-entrepreneurs et  pour 60% d’entre eux, internet a été la principale source de renseignements pour les démarches à effectuer. Ils l’utilisent également au quotidien pour leur activité et c’est pourquoi la communauté d’étude est un outil pertinent pour les faire dialoguer.

Cependant, même si internet est un outil utilisé au quotidien, il peut être chronophage. Et l’on considère souvent que….

« Les professionnels ne sont pas une cible disponible »

S’il est vrai que le temps est précieux pour les professionnels et encore plus pour les auto-entrepreneurs, leur besoin d’échange et d’entraide l’est encore plus.  Les auto-entrepreneurs sont généralement seuls et n’ont pas souvent l’opportunité d’échanger avec d’autres auto-entrepreneurs. Même si leurs secteurs d’activités sont  différents, les problématiques sont communes. La communauté leur permet donc d’échanger, de se conseiller et de s’entraider en gagnant du temps puisqu’ils peuvent se connecter d’où ils souhaitent et quand ils le souhaitent.  Au sein de la communauté que nous avons animée, les membres ont évoqué le souhait de créer une plateforme communautaire dédiée aux entrepreneurs, où ils pourraient échanger sur leurs problématiques du quotidien. Et ces membres libéraient du temps qu’ils dédiaient spécifiquement à l’étude, même s’ils étaient très occupés.

Ce comportement contredit donc l’idée que…

« Les professionnels ne veulent pas s’impliquer »

Au contraire, l’idée de se rapprocher des marques et d’autres « homologues » plaît beaucoup aux professionnels et les motive plus à s’impliquer dans les communautés d’études.  Qu’il s’agisse des collaborateurs d’une marque ou de clients B2B, la communauté permet de pouvoir échanger facilement sur des sujets qui les concernent directement et avec des personnes partageant les mêmes préoccupations. D’ailleurs, nous avons remarqué que lors de la phase de recrutement, les auto-entrepreneurs ont montré un intérêt vraiment très fort pour participer à la communauté et le taux d’implication était parfois plus important que sur certaines communautés B2C.

Les outils utilisés sur la communauté ont permis de faciliter ce dialogue, même si beaucoup pensent que…

« Les leviers d’animation de communauté B2C ne s’appliquent pas aux communautés B2B »

Nous utilisons de nombreuses méthodes de gamification dans nos communautés, à la fois sur les questions posées aux membres qui incluent souvent des notions de challenge mais également sur les récompenses puisqu’ils ont  la possibilité de gagner des badges virtuels. Beaucoup pensent que les badges sont des incentives qui ne s’appliquent pas à des professionnels mais ils sont au contraire parfois plus adaptés que pour d’autres publics. En effet, un badge permet de montrer une expertise dans un domaine et il c’est un système qui plaît beaucoup aux professionnels. Ils peuvent ainsi être reconnus par leurs pairs comme experts dans un domaine spécifique, ce qui va également renforcer leur motivation et leur implication. De plus, nous l’avons remarqué dans toutes nos communautés, le côté « collection » est un levier non-négligeable dans l’animation de communautés.

Les communautés en B2B ont donc toute leur place dans le panorama des études et ce, malgré les idées reçues !

Et vous, avez-vous d’autres idées reçues sur ce type de communautés ?

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Le 24 avril 2015
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